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Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues

  • Mesdames et Messieurs,
  • Chers Parents et Chers Jeunes.

En ce 26 juin 2025, le GABON, par ma voix, se joint à la Communauté Internationale, pour commémorer comme chaque année, la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues.

Le thème de cette année, « Les faits sont clairs : investissons dans la prévention et le traitement », résonne avec une force particulière pour notre Nation qui est entrée dans l’ère de la Ve République et, où nous aspirons à notre essor vers la félicité.

Ce thème nous invite à regarder la réalité en face, armés de force et de compassion, pour adopter les stratégies les plus efficaces. Cette Journée n’est pas une commémoration de plus, mais un rappel essentiel et pressant de notre responsabilité de protéger nos populations, particulièrement notre jeunesse, contre ce fléau dévastateur.

Pour en mesurer l’ampleur à l’échelle mondiale, l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) nous partage des statistiques très préoccupantes :

205 millions de personnes consomment des drogues illicites et quelques 25 millions sont dépendantes. C’est près d’un demi-million de vies qui sont perdues à cause des overdoses et des maladies liées à l’usage de drogues.

Les troubles liés à la consommation des drogues sont associés à un risque accru de survenue d’autres problèmes de santé comme le VIH/SIDA, l’Hépatite, la Tuberculose, les troubles mentaux dont les comportements pouvant conduire au suicide.

Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques. Ce sont des vies brisées, des familles dévastées, des jeunes en perte de repères, des communautés minées par la violence et la précarité.

Mesdames et Messieurs,

Les faits ne sont pas lointains ou issus de rapports abstraits. Ils se déroulent sous nos yeux, dans nos rues, dans nos quartiers, dans nos maisons, dans nos familles et sont visibles sur les médias traditionnels et les plateformes numériques.

Les conséquences de cette addiction aux produits prohibés et sévèrement punis sont désastreuses sur l’individu, la communauté, les familles, la société, mais aussi sur l’économie et même la sécurité. En effet, la drogue s’infiltre dans nos villes et nos villages, brise des familles, détruit l’avenir de nos jeunes et alimente la criminalité.

Face à cette menace, le Gouvernement de la République, sous la très haute impulsion de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a choisi la fermeté pour protéger et sauver des vies.

Je tiens à saluer ici le travail exceptionnel de nos Forces de défense et de sécurité dont la vigilance et la détermination ont porté des fruits ces derniers mois. Des opérations d’envergure menées à Libreville, à Port-Gentil et à nos frontières ont permis des saisies significatives de cocaïne, de cannabis, et de drogues de synthèse comme le « kobolo ». Plusieurs réseaux de trafiquants ont été démantelés et leurs membres mis à la disposition de la justice.

  • Mesdames et Messieurs,
  • Chers Parents,
  • Chers Jeunes

Le cœur de notre message aujourd’hui est de reconnaître que la répression seule ne suffit pas. Certes, c’est un pilier mais, elle doit être complétée par deux autres, tout aussi fondamentaux : la prévention et le traitement.

L’investissement dans la prévention et le traitement n’est pas une option, c’est une nécessité stratégique. Ce n’est pas une dépense, c’est l’investissement le plus rentable que nous puissions faire pour l’avenir de notre jeunesse et même de notre pays.

Face à cette stratégie, nous devons :

  • Poursuivre les campagnes de sensibilisation avec des arguments qui touchent la sensibilité de nos jeunes, sur les plateformes qu’ils utilisent ;
  • Soutenir les parents, les enseignants, les chefs de quartier et les religieux, les leaders communautaires pour qu’ils deviennent des acteurs de premier rang, chacun jouant un rôle précis ;
  • Investir dans le traitement nous amène à dire haut et fort que la dépendance ou l’addiction n’est pas un vice ou une faiblesse morale mais c’est une maladie comme tout autre.

Investir dans le traitement c’est aussi :

  • Mettre en place des structures de prise en charge sanitaire accessibles à toutes les couches de la population en mettant l’humain au centre de toutes les actions ;
  • Former davantage de psychologues, d’addictologues et de travailleurs sociaux ;
  • Garantir que chaque gabonais affecté par une addiction trouve une main tendue et un parcours de soin pour se réinsérer dans la société ;

Dans cet élan, notre stratégie est double : une fermeté sans faille contre les trafiquants et une main tendue, pleine de compassion pour ceux qui souffrent.

Pour cette édition, notre action sera axée sur la poursuite de la sensibilisation avec une communication au Collège de Paris le Jeudi 26 Juin 2025.

Les faits sont clairs. Le chemin est tracé. Ensemble, unissons nos forces. Investissons dans la prévention et le traitement pour bâtir un Gabon plus sain, libéré du joug de la drogue, pour l’avenir de nos enfants.

Je vous remercie.

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